Buddhist ama Muslimiin, dhimasho aan kala sooc lahayn ee Maraykanka

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La Cour suprême des Etats-Unis vient d’émettre deux décisions contradictoires sur des affaires de liberté religieuse, suscitant l’incompréhension.

By Stéphanie Le Bars Posted on 04 April 2019 at 03h36 - dib u cusbooneysiiyay 04 April 2019 at 06h28

Waqtiga Akhrinta 3 min.

Mawduucyada Macaamiisha

Le couloir de la mort de la prison de San Quentin, en Californie, en 2015. STEPHEN LAM / REUTERS

DIB U HELISTA WASHINGTON

Dans les couloirs de la mort des prisons américaines, mieux vaut être bouddhiste et blanc que musulman et noir. A quelques semaines d’intervalle, deux condamnés à mort en ont fait l’inexplicable expérience. L’un, dans l’Alabama, a été promptement exécuté par injection létale. L’autre, au Texas, a été momentanément épargné et a rejoint sa cellule dans l’attente d’une nouvelle date.

Les deux hommes n’avaient pas grand-chose en commun, si ce n’est un passé judiciaire chargé, une pratique religieuse avérée et une même demande d’être accompagnés dans leurs derniers instants par le soutien spirituel de leur choix : un imam pour Domineque Haim Ray et un moine bouddhiste pour Patrick Henry Murphy.

En deux décisions contradictoires, prises à seulement sept semaines d’intervalle, la Cour suprême des Etats-Unis en a décidé autrement. A cinq voix contre quatre, les juges ont en février refusé au musulman de l’Alabama la présence de son imam dans la salle d’exécution. Mais fin mars, ils ont accepté la demande du détenu bouddhiste de surseoir à son exécution ; ce dernier contestait le refus de l’Etat du Texas de lui octroyer le droit d’être accompagné par son conseiller spirituel, qu’il rencontre régulièrement depuis sa conversion au bouddhisme il y a dix ans.

Manque de « neutralité »

Dans le premier cas, la cour a estimé, sans vraiment le justifier, que la demande n’était pas recevable car elle avait été envoyée « trop tard », soit dix jours avant l’exécution. Selon la loi en vigueur en Alabama, M. Ray, condamné à mort pour le meurtre d’une adolescente en 1995, a pu bénéficier de la présence consolatrice de l’aumônier chrétien, salarié de la prison et seul ministre du culte habilité dans cet Etat à se tenir aux côtés des condamnés au moment de l’injection. Les responsables de la prison ont mis en avant des raisons de sécurité, estimant qu’une personne extérieure pouvait gêner la procédure ou s’évanouir. Habitué aux visites de son imam en prison, M. Ray, visiblement, ne connaissait pas ce protocole.

Les quatre juges libéraux, Elena Kagan, Ruth Bader Ginsburg, Stephen Breyer et Sonia Sotomayor ont fait part de leur désaccord face au vote de la Cour suprême et souligné un manque de « dhexdhexaadnimada ». Déplorant que, selon la loi de l’Etat, « seul un chrétien peut être accompagné pour pratiquer les derniers rites », ils ont qualifié la décision de leurs cinq collègues conservateurs de « profondément mauvaise ". " La liberté de religion doit être garantie à tous les croyants, quelle que soit leur foi », a aussi commenté l’American Civil Liberties Union (ACLU), organisation de défense des droits.

Maqaalkani wuxuu u muuqday midka hore https://www.lemonde.fr/international/article/2019/04/04/bouddhiste-ou-musulman-des-condamnes-a-mort-inegaux-devant-la-justice_5445465_3210.html?xtmc=etats_unis&xtcr=4